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Depuis plus de 20 ans, sans se connaître, nous étions avec Frédéric Maillard engagés dans les défis de sécurité et de communication publiques, nous avons géré nombre de projets liés à la sécurité, la mobilité, aux gestions d’entreprises, aux formations d’adultes et au design urbain; aussi bien sur les terrains pratiques que sur les bancs d’universités, en Suisse et dans toute l’Europe.
L’un comme l’autre, nous avions choisi de nous retirer du monde institutionnel et de déléguer à nos jeunes successeurs les affaires en cours, afin de mieux pouvoir transcrire nos expériences; mais, c’était sans compter sur l’actualité, sans considérer les nombreuses sollicitations de tiers, c’était sans imaginer l’importance des inquiétudes que nous portons au sujet des environnements de vie réservés à nos enfants.

Alors, nous nous sommes longuement concertés et avons décidé d’entreprendre un nouveau voyage.


Je pense mon travail et mes passions. Je cherche et entreprends.

Mon Master «Œuvrer pour la formation des policiers», présenté à l’Université de Genève, permet le débat en sociologie policière et en ingénierie de la formation des adultes. Il est traversé par deux œuvres littéraire, Les Misérables, de Victor Hugo, et La Colonie pénitentiaire, de Franz Kafka, car dans ces deux textes des serviteurs de l’Etat se trouvent dans un dilemme éthique qu’ils ne résolvent que dans la mort. 
Lors de mes années de police j’ai «perdu» un certain nombre de mes camardes policiers, qui ont pour les uns mis fin à leur jour, pour les autres sombrés dans différentes dépendances; et je n’oublie pas ceux qui ont été inculpé suite à des malversations, des coups, des défaillances… la profession est difficile.

«Flic n’est pas un métier. C’est une activité pour désoeuvré et je l’étais. Je me suis embarqué pour nulle part avec l’intention de de me perdre. Au moins j’avais un but…» écrit en sortant de prison mon ami Eric Yung, écrivain, ancien policier, dans son livre «La Tentation de l’ombre» publié en 1999 chez Gallimard.

Alors il ne suffit pas de faire que de la recherche, il faut agir. Ainsi depuis 2006 je questionne avec Frédéric Maillard, économiste et spécialiste en organisation managériale, les fondements du travail policier. 
Nous réalisons des travaux de Recherche-Action autour des questions de sécurité, citoyenneté et de Droits humains. C’est dans ce cadre que j’ai publié mon premier essais «Présumé non coupable, des flics contre le racisme» qui trouve sa raison d’être dans cette section. 
«Présumé non coupable, des flics contre le racisme» disserte aussi de l’expérience de police de proximité, dont j’en suis l’un des initiateurs, relatée dans le film documentaire «Pas les Flics, Pas les Noirs, Pas les Blancs».

En mars 2010 nous avons constitué le Cabinet Delachaux & Maillard
Nous proposons nos services de conseil et d’accompagnement et sollicitons, suivant les circonstances, un vaste réseau d’experts de plusieurs disciplines professionnelles. Nous sommes actuellement engagés sur différents projets suisses et européens, dans des domaines aussi variés que les transports publics, l’organisation des polices, celles des centres de détention et de rétention…

Ces mandats nous ont inspirés deux essais: «Policier, gardien de la paix?» (2010) et «Police, état de crise? Une réforme nécessaire» (2009),

En 2011 nous franchissons une étape supplémentaire en constituant le Laboratoire Civil de Sécurité animé par notre Collectif Police & Droits humains, placé sous la responsabilité d’un Comité directeur composé de policiers en exercice et d’experts civils.

N’hésitez pas à prendre contact avec nous.