31
mai
2017

Paris

« Paris est une fête » : De retour en Europe, entre quelques vadrouilles, je choisis une fois encore de me poser à Paris, pour écrire, jouer avec les mots et me ressourcer. Les beaux jours approchent et j’ai très envie de partager avec vous cette évasion urbaine et littéraire.

Ainsi « Paris est une fête » disait l’autre, certes, mais Paris est encore un Festival. Un festival de cafés-terrasses, de librairies, de musées, de monuments, de quartiers pittoresques, de jardins et… pourquoi s’en priver ! Tout a été dit sur Paris, pourtant je ne me lasse pas de la raconter. Aussi j’ai très envie de vous emmener dans le sixième arrondissement sous l’angle de ses terrasses et librairies.

Partons d’un point, le Métro Saint-Michel, sa fontaine et nombreuses librairies. Prenons le temps de lire les quatrièmes de couverture des ouvrages exposés sur les trottoirs, sans négliger de lever parfois les yeux sur la personne qui, comme vous, hésite, prend ce livre, non celui-ci, le repose pour en saisir un autre ; échangeons un sourire, et pourquoi pas un verre de vin sur la terrasse du Saint-Séverin, suivi peut-être d’un baiser, interdits, et d’un échange de numéro de portable.

Ensuite de quoi, empruntons la rue Saint-André des Arts, ses boutiques, ses carteries et ses librairies d’arts. Nous ne sommes pas si éloignés de l’enchevêtrement des ruelles occupées par les plus prestigieuses maisons d’éditions. Alors décrochons, allons-y, perdons-nous, découvrons au hasard les enseignes d’éditeurs qui une fois ou une autre nous ont fait connaître la joie de lire, et pour celles et ceux qui un jour ont déposé un manuscrit, retrouver l’émotion d’une première démarche éditoriale.

Débouchons sur la mouvementée rue Buci, ses terrasses bondées et ses étales, fleuristes, glaciers, marchés, sandwicheries et produits du terroir du pays de France. Ce cheminement nous conduit sur le boulevard Saint-Germain, remontons à droite, passons l’église et le monastère, pour ne pas manquer la librairie l’Ecume des pages, juste après les glorieux cafés Les Deux Magots et le Flore, dont les tables sont à coup sûr aujourd’hui occupés par la jet set parisienne, qui s’affiche.

Il nous faut prendre à droite (décidément), filer sur Saint-Benoît, prendre à gauche (enfin) la rue Jacob, à droite la rue des Saints-Pères et décrocher sur Verneuil, alors se recueillir un instant devant la maison de Gainsbourg, peinturlurée de mots d’Amour : « Tu nous as fait danser, fais maintenant chanter les anges ».

Battons encore le pavé vers la Seine et, bingo, plein les mirettes, voici les bouquinistes, Gégé l’esthète, Jacqueline la boétienne, Jojo le dépouilleur, René la tringle… et autres épris de livres, et commerces à deux sous. Dès lors un plaisir intact à longer les rives du fleuve, de boucler cet itinéraire en retrouvant Saint-Michel, son quai, jusqu’à celui de Montebello et pousser la porte de la librairie Shakespeare. Vous ne lisez pas l’anglais ? Qu’importe la boutique est unique. Un foutoir pas possible, des livres en abondance, des escaliers grinçants et des fauteuils, dans lesquels sont avachis durant des heures des lectrices et lecteurs des quatre coins de ce vaste monde, à découvrir.

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