Essais

presume non coupable
etat crise
policier gardien de la paix

Je m’y essaie. Je tente le coup. Je pense des pratiques professionnelles et des engagements citoyens dans un contexte d’État de droit, c’est l’une de mes façons de participer à la vie de la Cité. «Présumé non coupable, des flics contre le racisme», «Police, état de crise ? Une réforme nécessaire» et «Policier, gardien de la paix ?» mes trois essais, me permettent de discuter de la police, vers la société. La police n’appartient pas à la police. J’ai pratiqué cette profession presque vingt ans. Vrai que c’est en partie face à l’incapacité de la Direction de la police genevoise d’imaginer de nouvelles pratiques, qu’il m’est apparu la nécessité de résister et innover. L’essai et les articles scientifiques sont, avec le roman, un outil démocratique que je trouve adéquat. J’interpelle les autorités directionnelles et politiques pour leur demander d’adopter des plans d’action, ceci pour être arrivé à la conclusion que les agents du service public n’étaient pas entraînés à penser leurs activités de service, d’obéissance, de fidélité, et de résistance, si nécessaire, dans la défense de la démocratie et le respect sans conditions des Droits humains. Aussi je suggère que c’est le niveau d’analyse critique du fonctionnaire qui dénote la maturité d’un État à défendre des valeurs d’un État de droit. Les agents doivent disposer d’un socle commun de connaissances de base concernant la fonction de l’État et des enjeux en Droits humains. Ils doivent acquérir une perception des enjeux étatiques et de la place qu’occupe la fonction publique dans cet espace; cet agent de l’État, ce professionnel, en sera alors d’autant plus respecté et respectable.