31
mai
2017

20 minutes

Un flic genevois dans la violence des banlieues

Irène Languin

20 minutes

20minutesPatrick Delachaux sort son troisième roman. L’ancien policier devenu écrivain plonge dans l’univers noir du nord de la couronne parisienne.

Une immersion dans le désarroi des cités du 9-3 et le malaise d’un commissariat de Seine-St-Denis. C’est la trame de «Grave Panique», troisième roman de Patrick Delachaux, en librairie depuis le 10 mars.

Patrick Delachaux a quitté la police genevoise en 2008. L’écrivain s’apprête à passer l’été à Cuba pour préparer son flic de quartier à de nouvelles aventures.

L’ancien policier genevois, qui a troqué l’uniforme pour la plume, y promène son flic de quartier de Belleville à La Courneuve, sur fond de mafia chinoise et d’émeutes de banlieues. Et ouvre un oeil critique sur la condition de gardien de la paix dans l’un des départements les plus violents de France, où forces de l’ordre et jeunes révoltés ne se comprennent plus.

L’ouvrage s’inspire de la plongée du flic Delachaux en Seine-Saint-Denis après les émeutes de 2005. Envoyé en mission dans un commissariat de la couronne parisienne, Patrick est frappé par le manque de moyens mis à disposition des policiers français.

«Il y avait un pissoir pour 260 agents, des locaux et un matériel vétustes. Et pas un flic de plus de 30 ans: ils demandent à être réaffectés le plus vite possible.» Démunis, coincés dans un système où ils sont méprisés par leur hiérarchie, ces jeunes gendarmes jouent les gros bras sans prendre en compte l’humain, en face. Grave panique…