Projets en cours

« LE VAUTOUR DE MONTEVIDEO ». Fiction développée par Yves Patrick Delachaux. Une production Framewox, Genève, Suisse. D’une idée originale de Yves Patrick Delachaux.

Pitch : Le corps d’une femme est retrouvé mutilé à la Jonction à Genève au bord du Rhône. Il s’agit d’Eugenia Sanguinetti, femme de l’ambassadeur d’Uruguay, danseuse professionnelle de Tango. L’affaire est entre les mains du commissaire Paul Rosselat de la brigade criminelle. L’homme est perspicace, célibataire, bon flic très apprécié par sa hiérarchie. Il s’investit corps et âme dans son travail. Il n’est que très peu sorti de son pays du fait qu’il craint à peu près tous les moyens de transports. Son déplacement à Montevideo est pour lui une épreuve qui va changer profondément sa vie. Paul Rosselat se trouve mêlé à des règlements de comptes, d’affaires qui remontent à la fuite des dirigeants nazis en Amérique latine, au pouvoir présidentiel des années noires et de l’opération Condor.

Fiction en co-développement avec le réalisateur Claudio Tonetti. D’une idée originale de Claudio Tonetti et Yves Patric Delachaux.

Pitch : Flic de quartier des Pâquis à Genève, Matteo est fils d’ouvrier italien, née dans le quartier. Il connaît toutes les rues, leurs bâtiments et les coins les plus sombres, les cabarets, épiceries, sex-shop, hôtels et stations-services. Il affronte chaque jour la loi du milieu et celle hiérarchique, avec qui il n’a plus grand-chose en commun. La rencontre avec Brigitte, une femme de ménage de l’un des hôtels du secteur, va lui donner goût à autre chose. Pourtant les affaires le rattrapent comme son goût immodéré de l’alcool.

Fiction en co-développement avec le réalisateur Pierre Monnard. Une production PS production, Châtel-Saint-Denis, Suisse. D’une idée originale de Cédric Segapelli, Joseph Incardona et Yves Patrick Delachaux.

Pitch : Steve Dorsaz, fermier et champion de lutte suisse, pratique son sport avec une éthique absolue. La ferme familiale risque la faillite suite à une épidémie qui touche son bétail. Dès lors Steve est contraint d’accepter des combats clandestins. L’enjeu de Passer l’hiver est contenu dans ce postulat : comment une famille de paysans doit tricher pour sauver leur ferme ?

Court métrage éponyme de la nouvelle de Cédric Segapelli, policier bloggeur. Fiction en co-développement avec le réalisateur Claudio Tonetti. Une production Framewox, Genève, Suisse.

Pitch : Quelques heures de la fin de vie d’un homme à Genève, qui a sombré dans la déchéance, rongé par la culpabilité des morts qu’il a laissés derrière lui.

Azziz appuie sur l’accélérateur de son bolide. Il maintient fort le volant. Il fixe la route. Jette de rapides coups d’œil dans les rétroviseurs. Si vite. Si léger. Son cœur s’emballe. « Respire putain, respire », pense-t-il, très conscient des risques. Une évidence : les flics ne vont pas le lâcher sur ce coup. Il y a moins de trente minutes qu’il a forcé la porte de l’Audi RS. Léo et Bilaal ont fait le guet pendant le crochetage de la portière. La berline est partie au quart de tour. Azziz a remonté les rues de la ville pour atteindre l’autoroute en direction de Genève, talonné par ses complices dans le second véhicule volé quelques jours auparavant, dont le seul rôle, au besoin, est de se faire prendre en chasse par la police et permettre la fuite d’Azziz. Les opérations Go-fast sont leur compétence. Ce n’est pas la première fois que le trio braque des voitures dans la région. La Suisse est un supermarché de luxe pour de nombreuses bandes lyonnaises qui n’hésitent plus aujourd’hui à venir jusqu’au centre du pays pour trouver de la marchandise. Une heure trente pour venir, parfois moins de quarante-cinq minutes pour regagner la frontière. Il peste de n’avoir pas repéré les flics en attente dans le renfoncement de l’aire d’autoroute. Ils les ont pris en chasse. Léo et Bilaal ont joué les lièvres. Ça n’a pas suffi. Deux voitures de police tracent Azziz sans qu’il puisse les distancer. - Putain d’keufs ! Il sait qu’il joue très serré, les voitures de ces flics sont presque aussi puissantes que son Audi. « Nous avons été donnés », s’énerve-t-il. Un sentiment qu’Aleksandrov n’est pas étranger à cette course poursuite. Depuis deux ans il est sous protection du commissaire Aleksandrov de la police judiciaire de Lyon. Il a rencontré l’homme dans une soirée organisé par Taalib, un trafiquant du Mas-du-Taureaux d’une quarantaine d’années, dont douze de prison. Azziz a immédiatement compris que ce flic était une vermine. L’homme a roulé sa bosse dans les Bouches-du-Rhône, copiner avec les anciens de La Brise de mer, avant de piétiner la justice en région Rhône-Alpes. Grand flic. Médaillé. Courtisé. Médiatisé. Une crapule quoi ! Pas possible de tenir le haut du pavé sans être plus filou que les filous. C’est ce qu’Azziz a réalisé quand Aleksandrov l’a piégé. Une sordide affaire. Depuis il n’a d’autre choix que de fricoter avec la bande à Taalib. Il ne s’est pas vraiment plaint d’avoir passé de petites arnaques de cages d’escaliers au grand banditisme, en main à présent aux bandes de la cité ; depuis bien des années les Corses, et anciennes autres familles, n’ont plus guère d’influences dans les banlieues. Bernard Barresi la dernière figure du milieu à tomber n’a eu qu’une seule bonne réplique à son procès : « Monsieur le Juge, en m’arrêtant vous livrez la France aux Arabes ! ».